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"Psychanalyse et Droit, Science politique" 2006-2007 | François-R. DUPOND MUZART

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Mémoire :  Ψυχή  |  Psykhế  |  Mémoire :  www.ens.fr/pense-science  |  “WARNING

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La psychanalyse au souci du Droit public  |  http://www.LTA.frdm.fr/  :
les faits et moyens recevables en raisonnement juridique, i.e. en « Droit »


François-Régis DUPOND MUZART — 2006-2007

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— PSYCHANALYSE ET DROIT, SCIENCE POLITIQUE

E.N.S. – 45, rue d’Ulm – Paris 5e

2006 : les jeudis 16 novembre, 14 décembre
21 h à 23 h — Salle CAVAILLÈS

2007 : les jeudis 18 janvier, 15 février, 15 mars, 26 avril
21 h à 23 h — Salle CELAN : près salle Beckett ; SCHÉMA D’ACCÈS AUX SALLES ENS  ¦  BECKETT ET CAVAILLÈS

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Les questionnements philosophiques là où ils se forment, au cœur des différentes sciences, se complètent par des interrogations fondamentales que soulèvent tant le droit que la psychanalyse.

D’un point de vue juridique, tant le droit lui-même que la psychanalyse sont des sciences. Quant à la philosophie du droit, à dire plus exactement théorie du droit, elle s’inscrit dans la science politique irrecevable en raisonnement juridique strictement dit.

Ainsi l’intersection psychanalyse / droit / science politique présente des aspects directs de philosophie, en perspective de questions “simplement fondamentales” qui excluent le raisonnement philosophique.

Les interrogations réciproques que présente cette intersection ont été mobilisées notamment par la figuration de la psychanalyse dans la loi civile en France depuis les 30 juillet-9 août 2004 par la mention des psychanalystes dans les termes de l’article 52, relatif à l’usage du titre institué de psychothérapeute, de loi promulguée 9 août 2004, relative à la politique de santé publique.

Cette figuration de la psychanalyse pour première fois en France dans un texte législatif de droit civil servira, en tant que de besoin et d’actualité de mesures d’application à caractère réglementaire voire à caractère individuel, de manifestation concrète d’intersection psychanalyse / droit / science politique.

Cette figuration de la psychanalyse contraint désormais les psychanalystes qui désirent prévenir les confusions normatives et y parer à s’exprimer en termes recevables en raisonnement juridique : déjà l’administration, le pouvoir réglementaire, ne sauraient de façon légitime prendre en considération des observations qui seraient par ailleurs sans portée comme irrecevables devant les juridictions administratives.
Par surcroît cette figuration contraint à représenter à nouveaux frais l’articulation des termes :
“psychanalyste, psychanalyse” et “psychothérapeute, psychothérapie(s)”.
Et pour le tout cette figuration élève la question de l’articulation du pluriel des lois, par l’application ou l’interprétation légalement exclusives l’une de l’autre, là où curieusement “la psychanalyse” pourrait paraître se limiter à discourir de l’abstraite, singulière, unicité de “la” loi, abstraction exclusive d’articulations.

Comme l’on ne peut douter — alors si... — que les psychanalystes puissent désirer être directement audibles par les juristes, voire par l’administration, dans cette mesure les psychanalystes pourraient aussi, s’agissant de “leur langue”, désirer éviter les services de traducteurs assermentés.
En effet, le vocabulaire juridique est beaucoup plus proche de l’étymologie concrète que les autres vocabulaires.
Ainsi dans le Code civil, la notion d’“invention” correspond à celle d’origine latine de “rencontre” — ainsi de l’“invention d’un trésor” en creusant dans son jardin —, et cette notion ne correspond nullement à celle de “création”. Il sera à tout moment fait observer que dès lors, ce qu’il s’agit de raconter dans le présent séminaire ne saurait être que de pure invention, puisque et c’est-à-dire ce qu’il est possible de rencontrer aux intersections.
Aussi, la notion d’“acte” suppose en droit un tiers, tandis qu’en psychanalyse elle paraît l’exclure. Ou bien il y faut un traducteur assermenté devant les juridictions, ou bien il faudra revoir la question, mais ce sera un peu rude.

À s’en tenir à ces deux exemples, il est inévitable que les juristes à qui leur discipline paraît plus antique tiennent “la psychanalyse” comme se voulant inaudible. Ce qui suffisait jusqu’ici à écarter des cures l’oreille des juristes, et dès lors à ceux-ci à en écarter celle de tous autres.

À se contenter d’une telle rente de situation a minima, alors que la figuration de la psychanalyse apparue dans la loi civile suppose de formuler des représentations appropriées, le contraire pourrait désormais survenir, du moins de la part de l’administration.
En effet, puisque les psychanalystes figurent désormais dans la loi, c’est que la psychanalyse existe, et dès lors il va bien falloir savoir ce que c’est.
Et à défaut de représentations spontanées autrement que pour elle à contresens terminologiques précités, l’administration ne saurait s’estimer savoir ce que c’est, la psychanalyse, sans d’office s’inviter dans ce qui s’y passe, c’est-à-dire d’abord y planter des experts prétendus : de telles tentatives sont déjà attentats incessants.

Or, à raison avec le droit d’ambition partagée d’interprétation, les psychanalystes ne sauraient être les moins bien pourvus pour analyser des confusions juridiques, voire réglementaires, au sujet de la psychanalyse.
Pour une “exception française” qui vaille, à d’autres, et ne se limite pas, au reste.

La source des confusions dont il s’agit est double :
— déjà celle supposant d’office aux juristes une essentielle aptitude à synthèse tirée d’expertise, comme prétendue s’évincer de leur pratique des conclusions...
— ensemble celle consistant à s’attendre de la part des psychanalystes à des conclusions expertisables : puisqu’ils font de l’interprétation...

Les juristes seraient ainsi d’office dextrogyres, et les psychanalystes d’autant lévogyres. Du moins, si l’on est myope. Mais ceci, par brassage symétrique des confusions, ferait facilement penser à une commune inépuisable “soupe primitive”.

De telles vues pourraient déboucher un reste de métaphysique ou d’onto-théologie dans la psychanalyse comme dans le droit — dans la mémoire, pour ne-pas-dire dans l’histoire, de la pensée occidentale —, et dès lors sur ce que serait une supposable “violence de la psychanalyse” à la mesure d’une posée “violence du droit”.
Sur ce que serait “force de loi”, celle-ci générique, ou bien théorique : collective — comme collection disparate, sauf articulations sans cesse remises en question.



Sur la notion de droit et ses contestations

• L’État, le droit, la puissance



Actualité, Doctrine
Ouvert DÉVELOPPEMENTS SUR LA PSYCHANALYSE AU SOUCI DU DROIT PUBLIC : http://www.LTA.frdm.fr/

• Article-transcription de conférence de Droit public des 25-26 juin 2006 au Colloque annuel de l’École lacanienne de psychanalyse - ELP, publié initialement le 24 septembre 2006 en rubrique Bibliothèque du site ELP sur l’Internet – mentionné à publication en page d’accueil : « Mais où est donc la psychanalyse en droit ? Mais où est donc le droit pour les psychanalystes ? Suivi de lecture juridique d’‹ article 52 › », 23+1 p. ; accès direct : http://www.ihep.fr/060624-060924



Bibliographie

•  Vocabulaire juridique, Association Henri Capitant, 970 p., (broché) 7e édition revue et augmentée août 2005, Presses universitaires de France, ISBN 2-1305-5097-5 : http://www.puf.com/

•  Franck Chaumon, Lacan : La loi, le sujet et la jouissance, Éditions Michalon, Collection Le bien commun, 21 octobre 2004, ISBN 2-84186-241-0 : http://www.michalon.fr/livre.php3?id_article=197 — Présentation par l’Éditeur : « L’œuvre de Lacan (1901-1981) a exercé une influence profonde bien au-delà du champ de la clinique. En témoigne le fait que nombre de concepts lacaniens ont diffusé très largement dans le domaine juridique où la prise en compte du “sujet”, sa confrontation à “la loi” dans l’espace du procès conçu comme espace “symbolique” font désormais partie du discours courant. Mais au prix d’un affaiblissement, voire d’un détournement de ces concepts. Aujourd’hui la confusion est grande quant à la place et à la fonction de chacun, le juge se faisant thérapeute et le clinicien revendiquant la vertu du jugement. La critique de cette confusion passe par un retour à quelques concepts fondamentaux forgés par Lacan, de manière à distinguer l’éthique du droit et celle de la psychanalyse et, par là même, contribuer à clarifier les enjeux contemporains touchant au droit et à la norme.  –  Biographie de l’auteur : Franck Chaumon est psychanalyste. »  —  Les pages : 71-107 & 111-123. / [061106]

•  Hans Kelsen — professeur de droit à Vienne de 1919 à 1929, puis à Cologne, Genève et Berkeley —, « Le concept d’État et la psychologie sociale. Avec pour référence particulière la théorie des masses selon Freud », in Cahiers Confrontation nº 11, printemps 1984, p. 23-48, Aubier-Montaigne, ISBN 2-7007-0359-6 ; traduction par Francis Luce, étude initialement parue dans Sic nº 5, revue coéditée à Milan et à Paris par Giacomo Contri et Jacques Hassoun ; original : »Der Begriff des Staates und die Sozialpsychologie. Mit besonders Berücksichtigung von Freuds Theorie der Masse«, Imago, 1922, VIII, 97-141. / [061011]

•  Armando Uribe, « Les mots de la loi »
in Cahiers Confrontation nº 11, printemps 1984, p. 49-52, traduit de l’espagnol par Chantal Talagrand, Aubier-Montaigne, ISBN 2-7007-0359-6. / [061011]

•  Robert Castel, « Neutralité analytique et service public (les ambiguïtés des positions psychanalytiques vis-à-vis des tentatives de destruction de l’institution psychiatrique en général, et de la loi italienne 180 en particulier) », version élargie d’une intervention au Colloque de Milan en février 1983, in Cahiers Confrontation nº 11, printemps 1984, p. 125-137, Aubier-Montaigne, ISBN 2-7007-0359-6. / [061011]



Documentation en ligne
— Les mots de la loi

• Armando Uribe, « Les mots de la loi »
in Cahiers Confrontation nº 11, printemps 1984, p. 49-52, traduit de l’espagnol par Chantal Talagrand, Aubier-Montaigne, ISBN 2-7007-0359-6. / [061011]

— Ψυχή Psykhế [061021]

• http://web.archive.org/web/20071128043220/http://www.ai.univ-paris8.fr/corpus/lurcat/dara/psyche.htm
• http://fr.wikipedia.org/wiki/Psyché
   http://de.wikipedia.org/wiki/Psyche
   http://en.wikipedia.org/wiki/Cupid_and_Psyche
   http://de.wikipedia.org/wiki/Amor_und_Psyche
   http://en.wikipedia.org/wiki/Psyche_(psychology)
   http://de.wikipedia.org/wiki/Psyche_(Asteroid)



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Dernière modification October 13, 2009, at 05:12 AM