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— LITTÉRATURE ET MÉTAPHYSIQUE
E.N.S. – 29 ET 45, rue d’Ulm – Paris 5e
2010 : les jeudis
4 février Salle DUSSANE : 45 rue d’Ulm,
4 mars Salle DE DIRECTION : 29 rue d’Ulm,
18 mars Salle DE DIRECTION : 29 rue d’Ulm,
1er avril Salle INFO 5 / Immeuble RATAUD,
6 mai Salle INFO 5 / Immeuble RATAUD,
27 mai
18h30 à 20h30 — SCHÉMA D’ACCÈS AUX SALLES ENS
L’on assiste au séminaire sans inscription ni frais.
- 1re séance (4 février) : Présentation du séminaire. Les romantiques allemands. Marc Goldschmit.
- 2e séance (4 mars) : Les romantiques anglais et les taches du temps (spots of time). Thomas Dutoit.
- 3e séance (18 mars) : Qu’est-ce que la littérature ? de Jean-Paul Sartre. Marc Goldschmit.
- 4e séance (1er avril) : Tristram Shandy ou les trous de l’histoire de Laurence Sterne. Thomas Dutoit.
- 5e séance (6 mai) : La remémoration historiographique chez Walter Benjamin. Marc Goldschmit.
- 6e séance (27 mai) : Les disparus de Daniel Mendelsohn. Thomas Dutoit.
Être, inconscient, écriture : la part de pensée de notre héritage, non sans testament, mais dont le légataire reste peut-être encore à venir. Sans nier les différences entre les travaux qui ont permis de dégager et d’élaborer les pensées de l’être, de l’inconscient et de l’écriture, on peut dire que le travail de ces trois pensées, et de leur dépassement dans l’écriture, a produit un profond déplacement : le sens (de l’histoire, du sujet, du discours) s’est trouvé, à partir de ce travail, n’être plus disponible, ni donné, ni constructible. Porté d’abord par trois noms (Heidegger, Freud, Derrida), cette élaboration a donné, en effet, lieu à un suspens du sens, à l’ouverture d’une béance dans l’histoire.
Nous chercherons à nous demander, dans ce séminaire, comment l’écriture littéraire peut penser, panser et accompagner, voire provoquer ce déplacement et cette ouverture du sens, quand elle pense les transformations, y compris les déformations et les défigurations incompréhensibles, du monde, du sujet et du discours. Et comment la réinvention continue de la littérature, et l’interrogation sur sa forme et sur celle du monde, a été inséparable d’une pensée de la transformation sans forme, de repérages — performants, performatifs — de telles perforations.
Nous nous demanderons donc comment ce qui a été laissé pour compte (l’être, l’inconscient, l’écriture) dans l’accomplissement du Savoir peut se frayer un avenir, un autre avenir, dans, par et contre le texte littéraire.
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