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— INTERCULTURALITÉ ET PLURILINGUISME EN GALICIE
Jeudi 10 mai 2007 de 16 h à 18 h
in Séminaire de l’équipe d’accueil EA 2179
Europe du Nord, Europe centrale et orientale, cultures juives d’Europe et de Méditerranée : histoire et interculturalité depuis le Moyen Âge
Interculturalité et plurilinguisme en Europe
le jeudi de 16 h à 18 h
Salle de réunion du 46, rue de Lille, 4e étage
Isabel RÖSKAU-RYDEL
— LA SOCIETE MULTICULTURELLE ET MULTINATIONALE DE
GALICIE DE 1772 A 1918 : ALLEMANDS, POLONAIS, UKRAINIENS ET JUIFS
2007 : les 9, 16, 23 et 30 mai et les 6 et 13 juin
fin du 2e semestre : 15 juin
Les lieu et heures seront indiqués ultérieurement
9 mai
1.— Les Allemands d’Autriche : « élites d’État » en Galicie
La politique autrichienne en Galicie au lendemain du premier partage de la Pologne et de l’annexion des territoires du sud de la Pologne. Les principales césures historiques : 1830/31, 1846, 1848 et 1863 et leurs conséquences pour la population allemande de Galicie. À partir de 1848, la position dominante des Allemands de Galicie est mise en question et cette perte de pouvoir s’accélère à partir de la deuxième moitié des années 1860.
16 mai
2.— La situation des polonais en Galicie habsbourgeoise
Au lendemain de l’annexion de la Galicie, l’aristocratie polonaise a été dépossédée d’une grande partie de son pouvoir politique, au profit de la nouvelle administration autrichienne. À Vienne, on considérait avec méfiance la noblesse polonaise en raison de son engagement pour la cause de l’indépendance de la Pologne. Les paysans polonais, à l’opposé, faisaient preuve d’une loyauté sans faille envers le pouvoir central habsbourgeois. L’introduction progresive d’un statut d’autonomie en Galicie permit à la noblesse polonaise de récupérer en partie sa position dominante. Tout en affichant sa loyauté envers la Maison Habsbourg, elle s’efforça de rallier à sa politique d’autonomie un consensus social aussi large que possible.
23 mai
3.— La population ukrainienne de Galicie
Les Ukrainiens, ou Ruthènes, de Galicie constituaient une part importante de la population rurale de l’est de ce territoire. À partir de 1830 s’affirme un mouvement de prise de conscience nationale ukrainienne, d’abord restreint au milieu des étudiants ruthènes qui se consacrent à la codification et à l’illustration de la langue écrite ukrainienne. Cette défense de la nationalité ruthène conduira, au sein du Reichsrat, à des affrontements entre la fraction nationale polonaise (le Polenklub) et la fraction ukrainienne. L’antagonisme entre nationalistes polonais et nationalistes ukrainiens en Galicie s’exacerbe au début du XXe siècle.
30 mai
4.— L’acculturation et l’assimilation des Juifs de Galicie à la société allemande et à la société polonaise
La majeure partie de la population juive de Galicie vivait séparée de la population chrétienne au sein des communautés orthodoxes du shtetl. La Galicie fut un des espaces de diffusion du hassidisme. Le groupe des Juifs émancipés de Lemberg (Lvov), la capitale de cette province habsbourgeoise, s’était assimilée à la culture allemande. À partir de 1848, le statut d’autonomie progressivement introduit en Galicie permet à la langue polonaise de s’imposer comme langue administrative et comme langue de l’enseignement public. Désormais, les Juifs de Galicie seront de plus en plus nombreux à s’assimiler à la langue et à la culture polonaises.
6 juin
13 juin
Fin du deuxième semestre : 15 juin
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